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mardi, 04 décembre 2012

Le Journalisme, un métier à haut risque qui trahit souvent

presse.jpgUn métier plein de passion, de sensation et surtout de suspens… On ne sait jamais trop ce qui va arriver d’une minute à l’autre.


Mon article a-t-il écorché quelqu’un ? A-t-il rétabli quelqu’un ? M’en veut-on ? Ou suis-je l’objet de convoitise ? Autant de question le journaliste pose et se pose sans toutefois trouver les réponses appropriées. Parce que, c’est les accomplissements qui nous donnent une idée des effets de notre plume. Puisque si dans un coin de la rue, je suis kidnappé et bastonné après puis relâché, je réalise que mes écrits ont éclaboussé un pouvoir, une puissance. Sinon, je suis par la suite porté disparu ou assassiné (je touche du bois), je n’aurai pas du tout le temps de tirer les leçons des actions que j’ai posées.

Par contre, lorsque mon téléphone sonne un de ces jours, au bout du fil, une voix qui me dit : « je suis très touché par votre article, il me va droit au cœur ; pour cela je vous invite ce soir dans un grand restaurant de la place et après le diner, il me remet une enveloppe volumineuse contenant une multiplicité de billets de banques », là, je me rends compte que mon article a eu des conséquences plus que positives.

Mais, là se trouvent des interrogations. Ecrit-on pour plaire à quelqu’un pour qu’il nous récompense ?, écrit-on pour « massacrer » quelqu’un pour qu’il nous mette notre tête à prix ? Ou Ecrit-on pour donner une information d’actualité ?

Au delà de ces péripéties qui meublent l’environnement des médias et des journalistes, je puis dire c’est un métier qui nécessite la plus grande humilité dans son exercice. Dans la mesure où, on apprend toujours quelque chose de nouveau d’une personne dont on ne s’attendait guère.

C’est le seul qui ne fait jamais quitter l’école. L’on est toujours en devoir, en examen. Il faut toujours creuser, toujours chercher pour trouver le bon angle, l’angle qui accroche, qui accroche la grande audience, laquelle audience devra nous rester fidèle. Pour réussir ce pari, il n’y a jamais de temps de repli pour quoi que ce soit.

Vraiment noble est ce métier qui peut être ne trouve pas les moyens pour nourrir son homme sous nos tropiques. Alors comment un métier aussi parsemé de risques que celui des soldats peut-il être si « sous rémunéré » ?

Vivement, que quelque chose soit fait ! Tous les journalistes d’ici et d’ailleurs doivent prendre conscience des risques perpétuels qui pèsent sur eux et exiger avec d’autres moyens plus conséquents, un meilleur traitement afin de bénéficier de conditions de vie plus dignes.

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