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vendredi, 28 septembre 2012

Film anti-islam : le réalisateur arrêté

Islam.jpgNakoula Basseley Nakoula, lié à la production du film islamophobe sur la religion, “L’innocence des musulmans” à l’origine de violentes manifestations à travers le monde arabo-musulman, a été placé jeudi en détention provisoire sans possibilité de caution par un juge de Los Angeles.


Agé de 55 ans, il a comparu dans la journée devant un juge fédéral qui cherche à déterminer si ce copte égyptien résidant en Californie, condamné pour fraude bancaire en 2010, a respecté ou non le régime de probation qui lui a été imposé à sa remise en liberté en 2011.

Il avait notamment l’interdiction d’utiliser internet ou de se servir de pseudonymes sans l’accord préalable de son officier de probation. Le juge de Los Angeles a motivé sa décision de le placer en détention en expliquant notamment qu’il existait un risque que Nakoula prenne la fuite. Il a également invoqué un “système de duperie”.

“Film écœurant”

Selon les témoignages de personnes ayant participé à la production de “L’innocence des musulmans”, Nakoula aurait produit sous le pseudonyme de Sam Bacile. Ce film qui dépeint le prophète Mahomet sous les traits d’un obsédé sexuel aux capacités intellectuelles limitées.

La diffusion sur internet d’extraits de la vidéo a déclenché de violentes manifestations de colère depuis le 11 septembre dernier dans le monde arabo-musulman. Quinze personnes ont été tuées vendredi dernier lors de manifestations au Pakistan. Les premières manifestations ont coïncidé avec l’attaque du consulat américain de Benghazi, fatale à l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye et à trois autres Américains.

Les autorités américaines ont condamné la vidéo, mais également souligné que la liberté d’expression devait s’appliquer à ses auteurs. Tout en jugeant ce film “écœurant et répréhensible”, la secrétaire américaine d’Etat, Hillary Clinton, a ainsi déclaré le 13 septembre que les Etats-Unis avaient “une longue tradition de liberté d’expression qui fait partie intégrante de notre Constitution et de nos lois”. “Et nous n’empêchons pas les citoyens d’exprimer leurs points de vue, quand bien même ils seraient déplaisants”, a-t-elle ajouté.

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